6 mars 2013

Mon pauvre bébé chou

Je vous passe les détails de notre séjour à l'hôpital, je ne veux pas tomber dans le mélo, parce que non c'est pas si grave que ça et ça arrive souvent avec des enfants, mais.... mais... je crois que peu de gens arrivent à comprendre ce que nous avons vécu depuis la naissance de Camille.

Je ne jette la pierre à personne, nous vivons à 10000 km de la France, comment pourraient-ils comprendre?

Pour la plupart de mes amies (maman ou pas) et même certaines personnes de ma famille, une bronchiolite ce n'est pas grave, ça se soigne vite, plus que quelques jours et on sera rentrés.

Oui.
Dans les faits, je suis d'accord.
Un mauvais moment à passer quoi.
Un peu de courage, je suis maman, non? 


Mais en fait, non, ce n'est pas rien, il ne faut pas dire ça, c'est quelque chose.

Et je suis très chanceuse d'avoir autant d'amis qui pensent à moi, m'écrivent des petits mots d'encouragement, m'envoient des messages remplis de coeur et de bisous.

Heureusement qu'elles sont là.

Je voudrais juste qu'on oublie pas:

 L'accouchement à 29 SA, le bébé de 1280 grammes qui est resté sous respirateur pendant 3 semaines et en soins intensifs pendant 46 jours.

Pensez aux premiers moments de la maternité et dites vous que je n'ai jamais vécu la douceur d'un retour à la maison 3 jours après avoir accouché, non, je suis rentrée chez moi le ventre et les bras vides.

J'ai tiré mon lait 5 à 7 fois par jour pendant 2 mois,
je n'ai jamais réussi à faire ce qui me tenait le plus à coeur, allaiter mon bébé. 

J'ai culpabilisé: " Mais qu'est-ce que j'ai fait pendant cette grossesse que je n'aurais pas du? "


Et puis voilà, 3 mois après son retour chez nous, on retrouve  enfin un semblant d'apaisement, de joie, de soirées tranquilles, de douceur.

On se dit que ça commence à bien rouler tous les trois, notre petite famille va bien même si les débuts sont épuisants, on est heureux.

Et puis,
Bébé tousse.
Mauvais diagnostique d'un docteur.
Les urgences à 20h.
L'impression de revivre un soir d'octobre cauchemardesque.
Le même endroit, la même heure, le même stress.


L'horrible perfusion, pas pour moi cette fois,
pour le petit bébé de 4 mois qui pleure d'épuisement, de faim, de peur.
La douleur.

Et cette première nuit dans la même chambre où j'ai dormi seule après mon accouchement.
Sous une cloche d'oxygène très bruyante.
Bébé tousse, il rougit, il crie d'énervement à chaque médicament/ bibi avalé.
L'enfermement.
Encore.

Encore cet hôpital.

Alors, C'est vrai quand j'entends qu'une bronchite c'est rien, que mon bébé, il en verra d'autres, même si c'est sûrement vrai, je suis un peu vexée.

Je ne veux pas m'apitoyer 200 ans, c'est comme ça, c'est notre vie, notre histoire,
mais c'est bien aussi d'entendre que ce qu'on vit c'est dur.

Je sais que ces mots sont dits pour me remonter le moral, je les aime mes copines, elles sont super, c'est les meilleures, elles me manquent beaucoup d'ailleurs et ce n'est pas toujours évident de communiquer seulement par e-mail et FB. 

Je le comprends.

Je veux juste leur dire de ne pas oublier.


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2 commentaires:

  1. Comme je me retrouve dans ton commentaire.
    J'ai vécu aussi la prématurité puis deux bronchiolites avec hospitalisation.
    C'est dur, surtout qu'avec des bébés aussi fragiles on imagine vite le pire. Mais c'est normal et on a le droit.

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    1. Pour le premier ou les deux?
      Et est-ce qu'ils vont bien aujourd'hui? :) ça aide de voir que d'autres passent par là aussi!

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